LE CINÉ

L’ÎLE AUX CHIENS • WES ANDERSON

Et si dans une vingtaine d’années, une ville japonaise se voyait atteinte d’un virus canin? Et si pour l’évincer, les autorités prenaient la décision d’envoyer sur une île désaffectée tous les chiens y demeurant?

Atari est le neveu orphelin et pupille du maire de Megasaki. Quand ce dernier décide de bannir tous les chiens de la ville sur une « île poubelle » pour contrer un virus canin qui menace de se propager, le jeune garçon s’insurge et part à la recherche de Spots, son fidèle compagnon canin forcé lui aussi à quitter le territoire. 

Après La Famille Tenenbaum, Le Darjeeling Limited ou encore Le Grand Budapest Hôtel… La beauté ciné selon Wes Anderson a encore frappée. Depuis quelques semaines maintenant, c’est l’Île aux chiens (Isle of Dogs), son tout nouveau film d’animation, que nous pouvons découvrir en salles.

Une réalisation singulière

Comme à son habitude, Wes Anderson manie l’art musical à la perfection. Parfois chantante et proche de la comptine, souvent vibrante et particulièrement rythmée… La bande-originale s’accorde au rythme de l’intrigue pour doter le film d’une personnalité singulière.

Les couleurs, elles, sont bien loin des univers colorés du Grand Budapest Hôtel ou du Darjeeling Limited. Si elles conservent leur intensité et leur profondeur, ce sont des tons davantage marrons, gris et oranges qui sont privilégiés – certainement un écho à l’histoire contée, qui se déroule dans un contexte d’hostilité (et puis disons-le : une île remplit de déchets n’est pas forcément très joyeuse).

Qu’il s’agisse des brins d’humour ou de son talent de narration, de la musique, des couleurs ou du montage rythmé… Pas de doute : c’est à du pur Wes Anderson qu’on a affaire. Sa patte apparaît dès les premières secondes du film et se dessinera jusqu’aux dernières.

L’animation

Je dois avouer que dans un premier temps, l’utilisation de l’animation m’a un peu effrayée. Je craignais de ne pas apprécier l’univers et de ne pas me sentir touchée par l’intrigue.

Sauf que quand l’animation relève d’une telle expertise qu’elle s’humanise totalement, difficile de résister. Ces animations en volume intègrent des détails propres à la réalité – démarches, émotions… Il m’aura fallu regarder des vidéos de making-of pour réaliser le travail fourni par l’équipe de créateurs ayant donné vie à ces personnages.

En y repensant, je trouve qu’il y a une résonance avec les longs-métrages « classiques » du réalisateur. De la même manière que certains de ses plans prennent des airs de planches dessinées (et je pense notamment aux paysages du Grand Budapest Hôtel ou de Moonrise Kingdom), ceux animés de L’Île aux Chiens parviennent à s’apparenter à une certaine réalité.

Et au-delà de l’esthétisme global, je tiens à relever l’intrigue qui bien que touchante, alerte quant à des phénomènes de société actuels: on y parle de Fake News et de pouvoir, de solidarité et d’exclusion. Alors oui, c’est en effet un vrai coup de coeur. Et oui, je vous encourage mille fois à courir découvrir ce chef-d’oeuvre et le partager autour de vous.

À très vite sur le blog,

Apolline

 

 

 

 

 

 

Publicités

0 comments on “L’ÎLE AUX CHIENS • WES ANDERSON

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :