LE CINÉ

AU REVOIR LÀ-HAUT

Après une éternité loin des salles de ciné, j’y suis récemment retournée pour découvrir le film Au revoir là-haut. Il s’agit de l’adaptation du bouquin de Pierre Lemaître qui aura notamment permis à l’écrivain de remporter le prix Goncourt en 2013.

Alors que la fin de la guerre 14-18 approche, deux soldats se sauvent mutuellement la vie sur le front. L’un deux, Edouard, se voit gravement blessé. Albert Maillard, son désormais ami, tient à le soutenir dans cette épreuve. Ensemble, ils tentent de se reconstruire et décident de monter une affaire d’escroquerie pour surmonter un quotidien devenu difficile.

 

Quand je vais voir une adaptation, j’essaye d’avoir lu l’oeuvre originale avant. Je trouve ça super chouette de pouvoir comparer la vision que tu peux te faire d’une histoire à celle d’un réalisateur et de ses acteurs.

Mais cette fois-ci, je ne l’ai pas fait.

Alors c’est un peu à l’aveugle que je me suis rendue à la séance. En ayant découvert que quelques heures plus tôt la bande-annonce, en n’ayant visionnée aucune interview de l’équipe.

Et j’ai aimé!

Pourquoi?

La qualité de l’image. Ahhhh mais c’est pas possible de faire des plans si chouettes. Dès les premières minutes, j’ai été marquée par l’angle choisi. La caméra se promène au même rythme que l’action, l’éclatement des obus occupe l’intégralité de l’écran… Le spectateur a une place de choix pour suivre l’intrigue qui se voit embellie par des couleurs profondes et chaudes qui viennent perfectionner l’image!

Les décors et costumes. Deux des particularités du film sont qu’il met en scène des péripéties prenant place au XXè siècle et qu’il implique une quantité impressionnante de masques (la blessure d’Edouard en fait une « gueule cassée », et il les utilise pour se réapproprier son nouveau visage). Le rendu est franchement bluffant – on découvre le Paris des années 20, on se promène dans les riches propriétés de l’époque, on admire les créations d’Edouard… C’est un vrai plaisir!

Le jeu des acteurs. Comment Nahuel Perez Biscayart fait-il pour jouer comme un ouf alors qu’il est planqué sous un masque les 3/4 du film? J’ai pas encore d’explication. Mais sa performance est assez unique et j’ai adoré le découvrir dans ce rôle. J’ai bien kiffé Laurent Lafitte en mec mégalo et un peu fou, quant à Albert Dupontel il mène carrément la danse et s’impose comme un gars drôle ET au potentiel dramatique +++.

Le mélange des genres. Dramatique, un peu burlesque et parfois comique. Réunir tout ça en un seul film peut vite tourner au fiasco, mais ici l’équilibre est parfait et donne une dimension carrément unique à l’ensemble de l’oeuvre. Tu es surpris, tu ne t’ennuies pas, tu peux parfois être gêné… C’est assez dingue!

Ce fut beau, j’ai pleuré, j’ai kiffé, je vous recommande fortement de courir découvrir Au revoir là-haut dans votre salle de ciné! (chaud ça rime)

Apolline

 

 

 

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